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Massage Paris & Salons de Massage - Vivastreet

Date de publication: 2019-09-25 04:36

Comme il ne se voit pas, ce nouveau proxé né tisme urbain en hyperexpansion prospè re dans la plus grande impunité , alors que le gouvernement ne cesse de marteler sa volonté politique de lutter contre le proxé né tisme en pé nalisant les clients. Allez comprendre. Il existe ç à et là quelques sursauts d&rsquo agacement.

Prostitution : derrière la porte des salons de massages

Ce jour-là , pour lui, c&rsquo é tait massage naturiste, 65 euros les 85 minutes. La suite ? Une cabine minuscule avec un matelas au sol recouvert d&rsquo une serviette blanche et d&rsquo un drap en papier hygié nique sur lequel le client s&rsquo allonge, nu. La masseuse, une Asiatique d&rsquo une trentaine d&rsquo anné es, se dé shabille elle aussi. Massage du dos à l&rsquo huile, il se retourne. En dé signant son sexe, elle demande :

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Marseille, la 7ème ville de France, se situe encore très loin derrière la capitale pour le nombre de salons de massage "chinois" ouverts au public. Je n'en connais pas. Le seul salon avec pignon sur rue n'offre pas de services particuliers et n'emploie aucune Asiatique. Je regrette de ne pas trouver une belle et jeune Chinoise car c'est la seule femme que je convoite. Mais la communauté chinoise, pourtant de plus en plus importante à Marseille, reste encore presque impénétrable au "longs nez" que je suis. Ah, que j'envie ces Parisiens sinophiles !

Au Conseil de Paris par exemple, Nathalie Kosciusko-Morizet est monté e au cré neau. Dans certains quartiers comme le 9e, où la prostitution est pourtant un sujet familier, les commerç ants se sont constitué s en association pour ré clamer "la fermeture des salons qui ont envahi la rue et dé valorisent le business". Certains ont mê me placardé des affichettes sur les vitrines :

Mais ici, quartier Poncelet, rien de tout cela. Zé ro ré volte et encore moins d&rsquo agacement. Personne ne râ le, personne ne parle. "L&rsquo an dernier, la police a fait fermer un salon rue Rennequin, il a rouvert aussitô t", se dé sole Brigitte Kuster, la maire du 67e arrondissement.

Prè s de 75 ans aprè s la fermeture des maisons closes, ces escapades dé complexé es sonnent comme un retour du bordel de quartier. "Le 67e a toujours é té le grand lupanar de Paris", explique Jean- Claude Janan, le pré sident de l&rsquo association de commerç ants Acaja, qui est aussi la mé moire du quartier.

Au Siam Thaï Spa de la rue Rennequin &ndash rideau rose, fleur de lotus et un "Open" qui clignote en lettres de né on en vitrine &ndash , une feuille scotché e sur la porte annonce le programme : massages chinois, thaï , tantrique, relaxant, naturiste et aussi massages individuels ou en couple. Il faut sonner à la porte pour obtenir des renseignements sur les tarifs. Une Asiatique d&rsquo une quarantaine d&rsquo anné es en minirobe rouge et noir coince l&rsquo ouverture de la porte avec son pied :

PROSTITUTION : LES SALONS DE « MASSAGES CHINOIS » Sujet traité en dessins sur "L'actualité en dessins" = > http://

La finition manuelle, dite "cerise", fait toujours l&rsquo objet d&rsquo une rallonge, né gocié e entre la masseuse et le massé , et est payable en liquide. Fré dé ric, la quarantaine, habitué d&rsquo un salon un peu plus haut dans la rue, raconte :

Il y a deux ans et demi, lorsque le salon Lilas Violet s&rsquo est installé dans la boutique mitoyenne à son local &ndash petite vitrine caché e par un rideau irisé violet et guirlande lumineuse rouge &ndash , Matthieu Doat a saisi l&rsquo ordre des kiné sithé Et demandé à son organisation de vé rifier les qualifications des masseuses qui officiaient à l&rsquo inté rieur. Dé pité , il explique :

Si on veut éviter ce genre de salon, il faut régulariser la prostitution et non pas l'abolir, comme le veut Belkacem. D'un côté, ca permettrait à l'Etat d'avoir une "communication" avec elles (et eux, car il ne faut pas oublier qu'il y a aussi des hommes). Il serait beaucoup plus facile de savoir si elles sont réellement indépendantes ou s'il y a un proxénète derrière. Et puis, le fait de travailler dans un endroit propre et sûr (et non pas au beau milieu d'une forêt ou dans une camionnette) aura des conséquences bénéfiques, que ça soit en terme de santé ou bien en terme de sécurité.

Les clients, é videmment, rasent les murs. Des pè res de famille du quartier qui font un dé tour par le salon de massage en rentrant du boulot ou en allant chercher le pain ? Plutô t pas. Xavier, la cinquantaine et cadre dans l&rsquo é dition, rectifie :

Dans ce triangle d&rsquo or du "body-body", le manè ge des entré es et sorties des salons est quasi invisible. "C&rsquo est un vrai mystè re, cette histoire", s&rsquo é tonne Benjamin Nini, patron du restaurant du mê me nom.

Mê me les commerç ants du coin, curieusement les meilleurs allié s objectifs de ces é tablissements, ne s&rsquo offusquent pas. Caroline Jammet, qui vend du linge de maison rue Pierre-Demours, affirme que "les boutiques drainent une nouvelle clientè le", et que c&rsquo est bon pour tout le monde. Chez Pou, la grande charcuterie-traiteur de l&rsquo avenue des Ternes, on envisage aussi la chose avec bienveillance : "Ç a fait du chiffre d&rsquo affaires." Mais la perle revient à la gé rante de l&rsquo institut de beauté La Main douce, rue Poncelet : "Pourquoi voulez-vous que ç a nous dé range ?" dit la dame occupé e à faire une manucure.

Partout les vitrines sont opaques, les inté rieurs é triqué s, la dé co glauque. On pense immé diatement aux ateliers clandestins du 66e arrondissement de Paris, ou de Belleville. Les rituels sont standardisé s. Notre confrè re reporter envoyé sur le terrain au salon Yang Qin Tang du 6 bis de la rue Fourcroy raconte :